Entre l’envie de témoigner et celle de raconter, se raconter : un blog pour dire et, dans la pudeur des mots et des sentiments, ne pas tout dire.

Vendredi 15 octobre 2004, 8h12 du matin dans la ligne 12 du métro parisien. Comme chaque vendredi je commence « libé » par la chronique de Daniel SCHNEIDERMANN : Médiathèques. L’ancien chroniqueur télé du quotidien le monde, licencié pour avoir critiquer la position de sa direction lors de la sortie de la « face cachée du monde », puis embauché par libération , évoque ce jour là le phénomène des blogs.
J’ai beau surfer sur le net, c’est la première fois que je fais attention à l’ampleur de ce phénomène. Le chroniqueur de Libération a sa petite intuition « un jour ou l'autre, le territoire du Bloguistan devra être balisé ».

Ce vendredi soir, aussitôt rentré chez moi, je fais mes recherches sur la toile. Rachid jankari, ce n’est pas une surprise, a déjà pris une longueur d’avance : il communique beaucoup sur le phénomène et je trouve son blog pas mal du tout. Petite déception : les bloggers marocains se comptent, paraît-il, sur les doigts d’une main.
Ce soir là, j’ai décidé d’y aller du mien. J’ai galéré pendant une semaine avant de réussir l’installation du logiciel Dotclear.

Jusque là, j’ai souvent écris sur les listes de diffusion. A propos des faits de société, la politique, l’actualité et le sport. Je n'en ai pas gardé un excellent souvenir : Parler le même langage et chanter le même chant est beaucoup plus confortable que le risque de prendre des positions singulières.
J’ai pris du recul il y a quelques mois par rapport à toutes ces histoires. C’est la première fois depuis le 18 Mai dernier (pour la date ne cherchez pas, on y reviendra peut-être) que je prends mon clavier pour taper ces quelques lignes. Difficile de trouver les mots et ajuster les phrases après ce long jeûne.

Aujourd’hui j'ai franchi le pas ! L’aventure commence ! A vrai dire je n’ai aucune idée de ce que va devenir cet espace et quelle figure prendra-t-il dans le futur, ni même sur sa durée de vie et ses probables visiteurs. Peu importe ! Difficile de céder à l’envie de témoigner et celle de raconter, se raconter.

Je le laisse en perdition sur la toile, comme une bouteille jetée à la mer, n’importe qui pouvant se l’approprier… le commenter.

Repères : Marocain âgé de 29 ans, je suis ingénieur informaticien de l’ENSIAS de Rabat. Après une brève expérience professionnelle au Maroc je me suis installé en France. Diplômé également d’un MBA-CAAE de l’IAE de Paris, je travaille dans l’informatique bancaire en Ile-de-France où je réside actuellement. Je pense continuellement à un retour définitif au Bled.
Contactez l'auteur : blog(arobase)larbi.org