Comme une bouteille jetée à la mer!

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Diwan al Madalim

Diwan al Madalim

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lundi, mai 15 2006

Comme si... ils n’ont rien appris

Les faits sont têtus, les faits ne trichent pas, et on ne peut pas tricher avec. Les témoignages concordants, corroborés par les images qui ne sont parvenues, sont aussi têtus.

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lundi, février 20 2006

De grâce, ne baissez pas le pantalon !



Claude Moniquet est l’heureux gagnant du tirage de Jeudi dernier effectué au tribunal de première instance de Rabat. Il a remporté la coquette somme de 270.000 euros. Félicitations à Monsieur Moniquet. Fi khater la liberté d’expression.

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dimanche, octobre 16 2005

Envoyez vos SMS à TVM et 2M


Il faudrait qu’ils se calment un peu les gars de nos deux chaînes nationales (2M la nudiste et TVM la vieille).

Non contents d’atteindre le degré zéro de créativité et de nous servir à l’occasion de Ramadan des émissions , soit disant humoristiques, qui ne font rire qu’eux-mêmes.

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jeudi, août 25 2005

Abbas El Fassi doit démissionner.




Abdelhakim Hachmi, 30 ans, une des 30.000 victimes de l’escroquerie Al Najat, s’est suicidé.
Abbas El Fassi, le ministre qui a cautionné l’affaire, doit démissionner.


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mardi, mai 10 2005

Abus de pouvoir

Nuit du Mardi 19 avril 2005, au siège de la société CELIA VALÉO à Bouznika (proche Rabat).
Les ouvriers de l’usine tiennent une manifestation pour protester contre le licenciement de 200 de leurs collègues qui avaient eu le tort de demander l’application du code de travail.

Mécontent de cette grève, le directeur de l’usine prend son téléphone et appelle le gouverneur de la ville de Benslimane dont dépend la localité de Bouznika.

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lundi, avril 4 2005

Médiocrité !


Si vous avez lu la presse marocaine aujourd’hui vous avez peut être remarqué que tout le monde ne parle que du « coup de colère royal ».



Les faits : Après une visite à un orphelinat le Souverain a constaté l’état lamentable où sont logés les enfants et a ordonné une enquête judiciaire. Ces enfants vivaient en effet dans des conditions indignes et inhumains.

Je me permets de faire les constatations suivantes sur la médiocrité de notre presse et notre classe politique.

- Pour la presse : Les articles sont repris texto d’une dépêche de la MAP (parfois avec quelques modifications de style). L’angle des articles est seul : le coup de colère du Roi.
- Comment se fait-il qu’aucun journaliste n’ait jamais évoqué l’état de cet Orphelinat ? Ils sont où nos journalistes d’investigation ?... C’est trop facile de faire des articles, après coup, pour saluer l’initiative royale.
- Comment se fait-il qu’aucune personnalité de la société civile, aucun homme politique, aucun fonctionnaire préfectoral et administratif ne se sont rendus compte de ce qui se passe ?
- Comment se fait-il que les citoyens, les parents, ne se sont jamais indignés de ce qui se passe dans ce sinistre lieu ?
- Mais où va-t-on si on doit attendre une visite royale surprise pour s’apercevoir et rendre compte des dysfonctionnements !

La vérité c’est que cette malheureuse affaire est l’arbre qui cache la forêt. Elle reflète la médiocrité de la presse nationale et le honteux désistement de la société civile.

samedi, février 26 2005

Jeudi de matraque à Rabat


Rabat, jeudi 24 janvier 2005. Des diplômés chômeurs, en manifestation, essayent d’occuper la place juste devant le Parlement marocain. Les forces des ordres sont là pour les empêcher de « salir » le lieu.

Les envoyés du quotidien arabophone Assabah (Groupe l’Economiste, proche du patronat marocain) nous racontent la scène :
Des jeunes femmes en pleurs, des passants courent, des diplômés essayent d’échapper aux matraques, des claques, des coups de points, une mère de famille essaye de s’éloigner et rassurer son gamin « Ma tkhafch, n’ais pas peur ».
La place du parlement s’est transformée en champs de bataille, d’oppression, de bafouage des libertés. Vulgarités, matraque et claques à volonté. …
A Rabat centre on entend ce jour là les cris de douleur, les sirènes, les ambulances. Des manifestants ont perdu conscience, d’autres transférés aux hôpitaux.
Un chauffeur de Taxi « Ils les ont sauvagement matraqué, ne sont-ils pas nos frères ceux là ? »
Un membre des forces de l’ordre « C’est pour notre pain quotidien »
Un haut gradé répondant à un journaliste : « Ta politique de rien du tout met là dans un morceau de pain et avale le »
Un diplômé « Appelez les urgences, quelqu’un est entrain de mourir »
Un autre diplôme « Le Maroc est à nous » réponse d’un Haut Gradé de l’intérieur énervé « Non, il est à nous ».

Durant plus d’une heure, toujours selon les journalistes de Assabah, les forces de l’ordre ont mené une bataille sanglante. Bilan : plus de 130 blessés, avec des multiples fractures, des pertes de conscience, des vomissements, et des traumatismes.
Ca se passe au Maroc, boulevard Mohamed V à Rabat.

vendredi, février 11 2005

Manquement déontologique


Je trouve cette Une de Maroc Hebdo, éthiquement et déontologiquement, Intolérable !

(Le bandage noir sur les yeux c’est moi qui l’ai fait pour rendre les visages de ces deux mômes et cet homme méconnaissables)

La rédaction de l’Hebdo en question, n’a pas de scrupules : Dans tous les kiosques du Royaume, et ailleurs dans le monde, l’hebdo se vend avec la photo de ces trois pauvres personnes et qui, plus est, ont une maladie mentale.

C’est révoltant ! Le magazine a-t-il demandé leur avis à ces malades avant d’utiliser leurs photos pour vendre sa marchandise ? Les concernés ont-ils la capacité mentale pour céder leur droit à l'image et à la vie privée au vendeur ?

Jusqu'où peut-on aller pour vendre sa marchandise fut-ce-t-elle un journal ? A se permettre de porter atteinte à la dignité d’autrui et livrer des photos des malades à la curiosité du public pour l’« exciter » et l’inciter à acheter ?

L’hebdo, nouvelle formule, ne s’est même pas donné la peine de flotter les visages ! C'est vrai que c'est moins vendeur !

LAMENTABLE!

jeudi, février 3 2005

SCANDALEUX !!!


Des fois on tente de comprendre ce que est ce pays qui s’appelle le Maroc.
Voici une scandaleuse histoire difficile à raconter et à croire.

Décembre 2003: Le complexe sportif de Fès est enfin inauguré. « Le complexe sportif de la ville de Fès répond aux normes fixées par la FIFA et figure actuellement parmi les meilleurs stades à l'échelon national. C’est un joyau pour promouvoir la candidature marocaine » déclarait à l’époque un responsable marocain.

Joyau. Et il l'était vraiment ! Un beau style architectural typiquement marocain. Des infrastructures à la pointe de la technologie. Une pelouse avec un gazon de qualité. Bref, un investissement public colossal (aux frais des contribuables) qui a donné un résultat digne de nos ambitions de l’époque.

Mai 2004 : Le Maroc n’organisera pas la coupe du monde 2010, c’est le pays de Nelson Mandela qui aura cet honneur. A l’époque on se bousculait pour dire que ce n’était pas si grave que ça et que tout compte fait notre pays a gagné des infrastructures et une stratégie de développement qui se poursuivra au futur.

Février 2005 :Il est des photos qui disent mieux que milles des mots.

Voici ce qu’est devenu le Stade de Fès :



C’est triste ! Pelouse dans un état lamentable. Infrastructures dégradées. Portes et vitres brisées. Saleté et poussière partout. Il y aurait même des rats ! Quel gâchis !
Depuis son inauguration ce stade n’a jamais été utilisé, privant des milliers de jeunes de la ville d’un lieu de loisirs et de sport qui était prêt.

C’est l’histoire d’un projet qui a été mené à terme puis laissé à l’abandon !
On y a met l'argent du contribuable, il a été construit, livré puis …" oublié ".
Personne pour le gérer, l’exploiter ou même l’entretenir !
Même pas pour nettoyer la saleté et repousser les Rats!
Quel gâchis ! Mais qui s’en soucie ?
Qu'est ce que c'est insupportable le Maroc parfois !

jeudi, janvier 27 2005

La bande-annonce


C’est un homme en colère qui nous regarde. Il est des visages sans noms qui marquent. Il est des visages humains qui portent sur leurs traits l’amertume, le désespoir, les espérances et vies brisées. Cet homme en fait partie. Il crie « nous réclamons nos postes ! ».

Ce sont des manifestants dans une rue. Ils marchent. A l’autre bout des forces de l’ordre attendent... la livraison du jour. Ils vont se croiser, c’est sûr ! Ca va faire mal ! On n’en saura rien pour l’instant. Une main d’homme essaye d’empêcher la caméra de filmer quelque chose ... Une voix off émet un signal de détresse. Nous l’entendons : « Si ceci n’est pas filmé, nous en concluons que tout le monde … ».

Nous n’entendons pas très bien la suite. D’ailleurs, nous ne savons pas entendre. Nous sommes sourdes. Aveugles aussi. Nous avons même oublié de parler de nous ! Nous avons oublié que nous avons dans notre société des diplômés chômeurs, des pauvres, des opprimés, des laissés-pour-compte, des démunis, des affamés, des humiliés, des malades, des sans-voix, des sans-ressources. Mais nos diplômés chômeurs, nos pauvres, nos opprimés, nos laissés-pour-compte, nos démunis, nos affamés, nos humiliés, nos malades, nos sans-voix, nos sans-ressources… Il y a si longtemps que nous les avons oubliés.

C’est une femme qui apparaît sur l’écran. C’est un autre visage sans nom. Il est des visages sans âge. Ni vielle, ni jeune. Un visage marqué par une vie de galères, par les années de dures recherches, par l'amertume et les désillusions, par l’inquiétude et la souffrance. Le temps qui passe, le diplôme qui ne sert pas, le boulot qui n’arrive pas. Le temps est passé, ma brave dame, et seuls les traces sont restées ! Elle nous regarde... avec pudeur… elle dit «Il me faut …le pain quotidien ». Est-ce trop demander ?

Ce sont des manifestants entassés dans une petite salle. Ils scandent des slogans. Ils manifestent leur colère, leur révolte, leur désarroi. Ils ne veulent pas se laisser mourir de désespoir.

« L’équipe de Tahqiq vous fera vivre le quotidien des diplômés chômeurs dans notre pays » nous dit Mohamed Khatam dans une bande annonce diffusée en boucle sur 2M maroc.

« Tahqiq Jeudi 27 janvier à 22h00 » nous dit un bandeau en bas de l'écran.

mercredi, novembre 17 2004

Comme qui dirait le … de l’intolérance

Un mail que j’ai reçu d’une amie qui vient de rentrer du Maroc après des vacances à Marrakech en plein ramadan.

Sans commentaire.


"Me voici de retour de vacances ( ..... )après une semaine entièrement passée à Marrakech l’enchanteresse, la merveilleuse Allah youbarike.Je suis tombée en Amour pour cette belle merveille et tendre ville qui réchauffe même juste avec la couleur ocre orangée de ses murs, et aussi par les sourires de ses femmes, de ses enfants, et de tous les habitants.
(....)
par contre on s’est fait insulter quelques fois dans les souks, car on ne pouvait pas acheter telle ou telle chose, et les commerçants changeaient de suite de façon d’être, on nous a carrément presque foutus à la porte d’une boutique, en nous insultant en Français, j’étais très gênée par rapport à mon mari qui venait pour la première fois visiter un pays Musulman durant le Ramadhan ( car il voulait vraiment vivre ces moments de jeûnes dans un pays Musulman ).

Mais on sait que pour les gens qui fument ça rend un peu nerveux, mais à ce point là on pensait qu’il y en avait qui devraient réfléchir à la véracité de leur jeûne, car à chaque fois les gens nous disaient que c’était à cause du Ramadhan.

Même à la télé on a vu un reportage sur cette mauvaise habitude qu’ont prit les gens pour se laisser aller à des manières brutales pendant le Ramadhan, et ça fait mal au cœur, car les touristes étaient vraiment choqués des fois, mais bon ils ont bien vu que tout le monde n’était pas comme cela et que comme partout il y a du bon et du moins bon, et qu’il ne faut jamais s’arrêter à des petites choses comme celles là.

Et s’il fallait retourner on y retournera de suite ! "